Nos trois choeurs au théâtre : toujours plus haut ?
Le 15 Mars 2025
Ce samedi matin, comme tous les ans, grosse effervescence à la salle Marthe Suchel, habituel lieu de nos répétitions : tout le CA d'Arthémis Musique s'affaire à la préparation des lieux pour la collation de l'après-midi entre les deux concerts et pour le buffet de la soirée.
Puis nous nous rendons au théâtre "Scène Nationale" de Bourg pour l'installation de la scène. Avec une jeune équipe du théâtre aux petits soins pour nous, le montage de nos estrades et le positionnement du piano se passent au mieux pendant que les dames préparent les loges.
Ensuite, c'est le ballet très chronométré des "balances", dirigées par notre chef Vincent Govindin et supervisées cette année, à la satisfaction de tous, par Frédéric Finand, l'ingénieur du son qui a enregistré notre dernier CD: Défilent successivement sur scène nos trois musiciens, les enfants de Void'jeunes, Voidum et enfin La Galère: A 14h10 (10 mn de retard
quand même !) nous sommes prêts et les bénévoles peuvent se mettre en place pour l'accueil du public.
15h : après les interventions de notre président Christian et de la présidente du Kiwanis Marguerite d'Autriche associé cette année à notre concert pour soutenir la recherche contre les cancers pédiatriques, c'est parti pour Void'jeunes. Les enfants, dont la majorité a maintenant un peu d'expérience, sont très concentrés et attentifs aux indications de Vincent.
Leur interprétation de "Je suis fou" de Vianney et "Je l'aime à mourir de Cabrel" suscite un tonnerre d'applaudissements et le public en redemande. Alors on lui offre le très entraînant "C'est la vie" de Mika. Puis, rideau baissé, La Galère s'installe pendant que Vincent présente ses petits protégés au public sur le bord de scène.
L'imposante chorale des 90 "galériens" bien installée après l'ajout par nos menuisiers maison d'un rang supplémentaire à nos estrades, peut commencer son tour de chant par "Soulman".Tout de suite, nous avons conscience d'un confort d'écoute exceptionnel et notre cohésion musicale et notre interprétation en sont renforcées. Le public le sent bien qui ne ménage pas ses applaudissements. Les nouvelles pièces - "la Symphonie des éclairs", "Méditation", "Ameno", "Alexandrie, Alexandra" font un tabac de même que "tu es mon autre" interprétée par les pupitres féminins. Et, bien entendu il en est de même pour les reprises : "O fortuna", "Bella ciao" et, en rappel, "l'histoire de la vie" de la comédie musicale "le roi lion". Les spectateurs en voudraient encore mais notre chef est inflexible: c'est l'heure de l'entr'acte.
Pendant une demi-heure, la buvette fonctionne à plein, à la grande satisfaction des bénévoles du Kiwanis, puis c'est au tour de Voidum d'investir la
scène et de ravir les spectateurs par son répertoire toujours très varié. Evidemment, pour commencer, car "en son sein, on soutient Georges", une nouvelle pièce de Brassens qui reflète bien l'état d'esprit de notre choeur "les copains d'abord", Puis quelques reprises de Verdi ("la dona e mobile") à Francis Lopez ("Mexico") en passant par la Corse de Michel Mallory ("Terra corsa) et Francis Cabrel (les murs de poussière). Les nouveautés de l'année sont bien accueillies : "Day O", chant de travail jamaïcain avec appels et réponses qui évoque les dockers chargeant les bananes, "You raise me up" de Secret Garden, hymne à l'amitié et à la solidarité, "l'enfer" de Stromae, poignante confession sur l'état dépressif et les idées suicidaires, pour finir par "Rouge" de J. J. Goldman, hommage aux militants qui ont cru aux idées communistes. Bien entendu, la salle ne veut pas nous quitter et nous lui donnons "Amsterdam" de Jacques Brel et à nouveau "Terra Corsa" avant le baisser de rideau final.
Dans le hall, je prends la mesure du succès de nos prestations, félicité de toutes part par des spectateurs connus ou inconnus. Mais c'est l'heure de la pause et du casse-croûte à la salle Suchel . Nous reviendrons à 20h pour la deuxième séance, tout aussi réussie et terminerons la soirée par un buffet très convivial.
A froid, je réalise que tous les ingrédients de la réussite étaient réunis cette année. Bien sûr, comme d'habitude, nous avons beauccoup travaillé sous la direction de Vincent Govindin qui nous pousse en permanence vers le meilleur, revenant sans cesse sur la justesse des notes, la précision rythmique, les nuances, le phrasé, la couleur de la pièce, et qui nous fournit des audios de travail personnel très appréciés.
Autre facteur favorable, l'excellente sonorisation dont nous avons bénéficié cette année grâce à Frédéric Finand, ingénieur du son parfaitement en accord avec Vincent qui a su nous mettre dans les meilleures conditions d'écoute.
Enfin, dernier atout, nos musiciens accompagnateurs, Pierre Antoine Péhu au piano qui nous suit depuis 2017, Greg Théveniau à la basse et, pour la première fois Joseph Bilek aux synthé-machines. D'entente avec Vincent Ils ont su créer un environnement musical très favorable de nature à sublimer nos interprétations.
Maintenant, c'est déjà une autre aventure qui commence avec l'apprentissage de nouvelles pièces pour le concert 2026 au théâtre. Pourrons-nous relever le défi d'aller encore plus haut ?

